Une forêt-jardin pédagogique ouverte à tous
Projet réalisé en collaboration avec l’ASBL Semisto et les magasins d'Ici
Contexte & objectifs
Aux abords du magasin d’Ici à Naninne (Namur) se trouve un terrain autrefois dédié au maraîchage et laissé en friche.
Pour redonner vie à cet espace, l’équipe du magasin a lancé un appel à projets. Plusieurs initiatives y ont émergé : un potager en permaculture, une zone nature portée par Natagora, une aire de jeux, un petit troupeau de moutons… ainsi qu’une forêt comestible.
C’est dans ce cadre que nous avons conçu et implanté un jardin-forêt à la fois expérimental et pédagogique. Il nous permet de tester diverses plantes et techniques, et il accueille des visites guidées et des formations, avec pour but de diffuser largement le concept de forêt nourricière.
Il est en accès libre : n'hésitez pas à vous y promener !
Une approche de design efficace
L’objectif n’étant pas paysager à proprement parler, un masterplan définissant les grandes zones, au lieu d'une esquisse détaillée, a suffi pour avancer sur les plans de plantation et lancer les travaux, permettant ainsi de limiter le coût de l’étude.

Contraintes & solutions
Ni arrosage, ni présence
Sans présence suffisante pour gérer le désherbage, et sans irrigation possible, nous avons placé une bâche biodégradable sous les AFI et les jeunes plants. Cela réduit la concurrence des herbacées, limite l’évaporation et conserve l’humidité.
Exposition aux vents
L’exposition au vent, particulièrement forte, fragiliserait de jeunes arbres. Les AFI créent un brise-vent naturel, en plus de fournir un ombrage léger que la plupart des arbres apprécient.
En un an, certains AFI atteignent déjà 8 mètres ! Comme ils poussent vite, ils peuvent être taillés fréquemment pour amender le sol, augmentant ainsi sa fertilité pour les fruitiers.
Enfin, le réseau mycorhizien qui s’installe entre leurs racines renforce encore la résilience des futurs arbres plantés.
Un sol compacté et humide
Le terrain souffrait d’une forte compaction, avec des zones gorgées d’eau en hiver, notamment au sud-est. Pour y remédier :
- Un dernier travail mécanique du sol pour le décompacter.
- Plantation de 1.400 arbres architecturaux, fertilisant et ingénieurs (AFI) - des espèces pionnières à croissance rapide - pour décompacter le sol et réguler l'humiditer.
- Création de chemins bien définis pour limiter les piétinements et permettre à l’humus de se former.
Défis & stratégies techniques
Ni arrosage, ni présence
Sans présence suffisante pour gérer le désherbage, et sans irrigation possible, nous avons placé une bâche biodégradable sous les AFI et les jeunes plants. Cela réduit la concurrence des herbacées, limite l’évaporation et conserve l’humidité.
Exposition aux vents
L’exposition au vent, particulièrement forte, fragiliserait de jeunes arbres. Les AFI créent un brise-vent naturel, en plus de fournir un ombrage léger que la plupart des arbres apprécient.
En un an, certains AFI atteignent déjà 8 mètres ! Comme ils poussent vite, ils peuvent être taillés fréquemment pour amender le sol, augmentant ainsi sa fertilité pour les fruitiers.
Enfin, le réseau mycorhizien qui s’installe entre leurs racines renforce encore la résilience des futurs arbres plantés.
Un sol compacté et humide
Le terrain souffrait d’une forte compaction, avec des zones gorgées d’eau en hiver, notamment au sud-est. Pour y remédier :
- Un dernier travail mécanique du sol pour le décompacter.
- Plantation de 1.400 arbres architecturaux, fertilisant et ingénieurs (AFI) - des espèces pionnières à croissance rapide - pour décompacter le sol et réguler l'humiditer.
- Création de chemins bien définis pour limiter les piétinements et permettre à l’humus de se former.
Quelques stars de la palette végétale
Saule blanc
Salix alba
Un des AFI qui pousse le plus vite, et produit donc le plus de biomasse !
Facilement reconnaissable à ses fines feuilles aux reflets argentés, cet indigène produit un bois léger et des baguettes pour la vannerie, nourrit les insectes de son pollen, et puise de nombreux minéraux qu’il restitue ensuite aux autres arbres lorsque l’on taille et laisse la matière au sol.
Seul bémol : une fois installé, il est difficile de s’en débarrasser car il rejette abondamment à chaque taille. Dans notre cas, ce défaut devient un atout, puisqu’il produira toujours plus de biomasse.
Arbre de Judée
Cercis siliquastrum
Bien que ses feuilles et gousses soient comestibles, c’est surtout pour la beauté de sa floraison printanière qu’on plante cet arbre.
Ses autres atouts ? Il est mellifère, fertilisant car il capte et redistribue l’azote atmosphérique, et son bois permet de réaliser de beaux meubles.
Un point d’attrait plaisant et des fonctions utiles dans tout design.
Pacanier de l'illinois
Carya illinoinensis
Les arbres de canopée sont ceux qui, dans de nombreuses années, domineront en hauteur l’ensemble de la forêt-jardin.
À côté de notre classique noyer, nous avons planté son cousin américain : le pacanier de l’Illinois.
Parviendrons-nous à produire des noix de pécan ? Les arbres de canopée poussent lentement et mettent de nombreuses années à fructifier. Réponse dans… 12 à 20 ans !
Même si la production échoue, il restera utile, car il fertilise également en puisant de nombreux minéraux.
Quelques stars de la palette végétale
Saule blanc
Salix alba
Un des AFI qui pousse le plus vite, et produit donc le plus de biomasse !
Facilement reconnaissable à ses fines feuilles aux reflets argentés, cet indigène produit un bois léger et des baguettes pour la vannerie, nourrit les insectes de son pollen, et puise de nombreux minéraux qu’il restitue ensuite aux autres arbres lorsque l’on taille et laisse la matière au sol.
Seul bémol : une fois installé, il est difficile de s’en débarrasser car il rejette abondamment à chaque taille. Dans notre cas, ce défaut devient un atout, puisqu’il produira toujours plus de biomasse.
Arbre de Judée
Cercis siliquastrum
Bien que ses feuilles et gousses soient comestibles, c’est surtout pour la beauté de sa floraison printanière qu’on plante cet arbre.
Ses autres atouts ? Il est mellifère, fertilisant car il capte et redistribue l’azote atmosphérique, et son bois permet de réaliser de beaux meubles.
Un point d’attrait plaisant et des fonctions utiles dans tout design.
Pacanier de l'illinois
Carya illinoinensis
Les arbres de canopée sont ceux qui, dans de nombreuses années, domineront en hauteur l’ensemble de la forêt-jardin.
À côté de notre classique noyer, nous avons planté son cousin américain : le pacanier de l’Illinois.
Parviendrons-nous à produire des noix de pécan ? Les arbres de canopée poussent lentement et mettent de nombreuses années à fructifier. Réponse dans… 12 à 20 ans !
Même si la production échoue, il restera utile, car il fertilise également en puisant de nombreux minéraux.
Mise en place & événements à venir
Les AFI ont été plantés à l'hiver 2023-2024, et les premiers fruitiers ont suivi à l'hiver et au printemps 2025.
Les prochaines étapes : densifier les petits fruits, semer les chemins et implanter quelques plantes pour la strate herbacée.
En 2026, les premières visites guidées du site ont eu lieu à l’occasion de la fête des magasins d’Ici et du Festival des Jardin-Forêts. Elles ont suscité un fort engouement.
Le samedi 2 mars 2026 se tiendra notre première formation sur le lieu. Elle portera sur la taille en têtard et en cépée, ainsi que sur la fertilisation par les plantes. Ce sera l’occasion d’en apprendre plus ces techniques ancestrales et de vous exercer sur nos AFI, qui supporteront sans souci vos éventuelles petites erreurs de débutant. Le programme vous intéresse ? Vous pouvez vous inscrire en cliquant ici.









